Méthode en recherche clinique

“J’avais besoin de retrouver un aspect plus cartésien dans ma spécialité. C’est important, presque essentiel, de savoir remettre en question un modèle, de faire le tri et d’apporter de la rigueur notamment en affinant son esprit critique. 

  • Savoir analyser le nombre de sujets qui ont été étudiés sur l’étude (plus il y a de participants plus c’est fiable d’un point de vue statistique)
  • Comprendre la question de recherche, être capable de dire si elle est bien formulée ou si il y a quelque chose d’un peu flou (la problématique est-elle bien posée ?)
  • Quels sont les investigateurs qui se sont intéressés au sujet
  • Quelle a été la méthode de recherche (variance, écart type…)
  • Vérifier les tests utilisés (paramétriques, non paramétriques…).

Important aussi, la question d’une étude simple aveugle ou double aveugle, selon qui est au courant lors de l’étude, cette variable peut influencer le résultat aussi. 

Beaucoup de choses sont vérifiables. La clé se trouve dans l’esprit critique et les biais. Ainsi, la discussion et l’échange sont primordiaux.
Il existe beaucoup de types de biais cognitifs, d’interprétation, de confusion… est-ce que par ces biais le résultat peut tendre vers quelque chose de négatif ? La personne a-t-elle bien retourné la question dans tous les sens ? Son esprit a-t-il été suffisamment critique ?

De plus, travailler en oncologie demande beaucoup de prudence, je fais très attention à ce que je dis. Je me retrouve face à tous types de personnes salariées d’un hôpital, je me demande alors comment je vais leur expliquer ma prise en charge ostéopathique et comment je vais la rendre cohérente. L’ostéopathie doit être réalisée sur des bases saines d’évidence based practice. Je prends moins de risques avec de l’ostéopathie tirée de la science, c’est très important pour l’équipe médicale mais aussi pour le patient, surtout pour le patient !

Si j’ai un conseil pour ceux qui souhaitent toucher du doigt  la veille scientifique c’est d’abord de ne pas avoir peur de se former. Il y a des organismes partout, ils n’ont pas à avoir peur. Les masters ne sont pas fermés aux ostéopathes, c’est faux ! 

Méthode en recherche clinique
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